Disposant d’une bonne technique et d’un grand sens de la pédagogie, il apprend l’art de monter à cheval.
Entourée de ses trente chevaux argentins au cœur de 40 hectares de forêt, Nathalie Rouxel enseigne l’équitation à sa manière, en douceur : « Avant de monter, mes élèves apprennent à aborder l’animal, à penser cheval… Les débutants commencent sans étrier et sans rênes pour se stabiliser sans s’accrocher aux brides. Ils comprennent alors que ce ne sont pas les mors et les coups de pied qui font avancer le cheval. Quand les gens arrivent à déclencher un trot rien qu’avec le bassin, ils sont beaucoup moins crispés. » Une approche sans doute héritée de son enfance passée dans les ranchs guyanais d’Amérique du Sud.
A 39 ans, Nathalie est une cavalière expérimentée. Titulaire d’un Galop 8, elle a multiplié les concours en complet, dressage ou western. Son centre, situé à 30 kilomètres de Saumur, forme des élèves de la prestigieuse école du Cadre Noir. Pourtant, selon elle, le bon cavalier ne fait pas forcément un bon moniteur : « Pour enseigner l’équitation, il faut se remettre dans la tête de celui qui commence à monter, appréhender ses craintes et avoir envie de transmettre son savoir et sa technique. J’ai vu d’excellents moniteurs qui étaient des cavaliers moyens et vice-versa. Il ne suffit pas d’être passionné pour être passionnant. Il faut avoir en soi un vrai sens de la pédagogie. » Même si le métier attire un public féru d’équitation, il est bon de rappeler que, dans l’exercice de ses fonctions, le moniteur monte peu. Il est plus souvent debout à observer et conseiller ses élèves.
Etudes : bac + 1 an
Salaires : de 1 200 € à 1 700 €
Débouchés : ils existent à condition d’être énergique et de ne pas compter ses heures.
Formation :
Après le bac, il faut passer le BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse de l’éducation populaire et du sport) activités équestres spécialité « équitation ou équitation western ». Ce brevet est accessible aux plus de 18 ans titulaires d’une AFPS (attestation de formation aux premiers secours) et d’une attestation de satisfaction aux exigences de pratique équestre professionnelle. Se renseigner auprès de la direction de la Jeunesse et des Sports de votre région pour connaître les adresses des centres de formation agréés.
Moniteur mais pas seulement…
Comme dans la majorité des activités hippiques, il ne faut pas avoir peur de mettre la main à la fourche. Même si sa mission première est d’enseigner, le moniteur peut être amené à « faire les boxes » c’est-à-dire nettoyer les écuries et assurer le soin aux chevaux. Selon la taille du centre équestre, il peut aussi assurer l’accueil clientèle, les inscriptions aux concours et l’approvisionnement en foin et nourriture
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